Durant l’été, le Pays d’art et d’histoire de l’Agglo Pays d’Issoire propose de nombreuses visites, dont certaines permettent de prendre de la hauteur. Dernier épisode aujourd’hui avec le Marchidial de Champeix.
Et si vous montiez en haut de Champeix pour découvrir son histoire ? Et si, du Marchidial, en observant simplement le paysage, vous compreniez mieux comment la ville s’est développée ? C’est ce que propose, lundi, la visite organisée par l’Agglo Pays d’Issoire.
Les comtes Dauphins d’Auvergne
Il faut savoir que Champeix s’est imposée dès l’époque médiévale comme un lieu de production et d’échanges. « Au XIIIe siècle, les comtes Dauphins d’Auvergne lui portent un grand intérêt, explique Myriam Bayol, responsable du service culture et patrimoine à l’API. Robert 1er Dauphin d’Auvergne assoira d’ailleurs une partie de ses revenus sur les marchés et le vin produit sur les coteaux. »

La chapelle perchée à l’aplomb du rocher est le principal vestige de leur château, démantelé au XVIIe siècle et livré à la ruine. « L’église Saint-Jean est un petit sanctuaire à nef unique et chevet plat édifié directement sur le rocher, décrit Myriam Bayol. L’intérieur révèle un chœur décoré d’arcatures romanes et dans la nef subsistent les fragments d’un décor peint représentant la danse de Salomé au banquet d’Hérode. »

Influences romanes
Avant d’amorcer la descente, profitez du panorama sur le puy Saint-Romain, Veyre-Monton ou encore Montpeyroux. Maintenant, découvrez les terrasses, les fontaines, les pigeonniers, les tuiles rondes des maisons ou encore l’église Sainte-Croix.
« Nous pouvons observer quelques influences romanes au niveau du chevet. On retrouve les modillons à copeaux, des cordons de billettes. Comme elle était rattachée à l’abbatiale Saint-Austremoine, cette dernière a pu être une source d’inspiration. »

Derrière l’église, il est possible d’accéder au jardin des sœurs de Saint-Joseph, fondatrices d’un couvent au XVIIIe siècle. Il est maintenant temps de regagner le cœur du village, qualifié par l’Intendant d’Auvergne, au XVIIIe siècle, « de bourg considérable célèbre pour son marché qui est un des meilleurs d’Auvergne. »


